Dans le cadre de l’enseignement de médiation
scientifique, nous avons comme projet de créer du contenu pédagogique en lien avec une expédition scientifique
et les recherches en laboratoire qui y font suite. Je publierai chaque semaine
un article sur l’avancement de notre projet.
Nous avons été reçus par Nicolas
Puillandre. Son laboratoire, SSM travaille sur la délimitation des espèces et leurs liens phylogénétiques. Leur travail
se situe entre l’étude des individus et des espèces. Il est notre
tuteur scientifique sur ce projet. Nous avons d’abord discuté
de la forme que prendrait notre contenu pédagogique. Nous
sommes partis sur la création d’une animation, car ça nous semblait très ludique et intéressant, mais nous n’étions pas sûrs du sujet que nous
allions aborder. De prime abord, nous pensions nous destiner à un
public de Premières ou de Terminales pour l’aspect génétique du travail du
laboratoire, mais les notions abordées dans les programmes ne correspondaient pas
aux travaux du laboratoire qui est l’aspect délimitation d’espèces. De là, nous nous sommes orientés vers ce thème. Nous avions deux
axes possibles, un aspect génétique et un aspect morphologique. Après réflexion, l’axe morphologique
nous a paru plus convainquant, notamment pour l’étude d’individu représentatif d’une espèce avec des photos prises pendant des expéditions. Une activité manuelle
sous la forme d’un jeu à
la manière du jeu des 7 familles
à été
retenu.
Le but du jeu serait
de rassembler les cartes sur lesquelles
figurent des zooms de caractères discriminants d’un individu (un
crustacé, un mollusque,...).
Les individus seraient d’espèces différentes mais de morphologie
très proche pour
apporter du challenge au jeu. Sur un plateau seraient représentés tous ces individus
avec des parties occultées qui correspondent aux zooms de ces caractères discriminants.
Une fois qu’un joueur pense avoir rassemblé
toutes les cartes, il le dit et les montre aux
autres joueurs. S’il a rassemblé
les bonnes cartes, il va devoir remplir
correctement la fiche de l’individu qui sera un texte à trous.
Ça permettra d’amener le joueur à
lire la fiche et à
lui apprendre des choses. Dans le cas où le
joueur répond mal, un malus
de jeu lui sera incombé. Pendant
ce temps les autres joueurs continuent à jouer et tentent de compléter d'autres
''famille d'individus". Ce jeu est en lien avec les activités d'observation
semblables à
celles qu'effectuent les chercheurs dans le
laboratoire sur l'axe de la classification d'espèces. Les règles du jeu et les détails sont à peaufiner mais c’est l’idée directrice de
notre contenu pédagogique. L'utilisation d'une clé de détermination est
encore à débattre. Il s'adresse
à un
niveau d'élève de 6ème.
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| Photo d'un des crustacés que nous utilisons dans notre jeu |
Après avoir débattu de notre
projet de contenu pédagogique, Nicolas Puillandre nous a fait
visiter son laboratoire et notamment les installations techniques pour le
traitement de l'ADN des prélèvements (morceaux de tissus) fait sur le terrain
: robots d'extraction, thermocycleur pour le PCR (processus de réplication du partie
spécifique de l'ADN)
à différentes températures pour avoir
un grand nombre de copies d'une séquence précise d'ADN (autrement appeler amplification), de
séquençage. Le laboratoire
est constitué de plusieurs équipes spécialisées (crustacé
et mollusque, vers parasites,...) avec une
approche morphologique et une approche par le séquençage de l'ADN.
| Photo d'un des laboratoires |

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