mercredi 25 mars 2015

Deuxième rendez-vous avec notre tuteur scientifique et avancée de notre projet

Pour ce second rendez-vous, notre référent, mon groupe et moi avons approfondi plus en détail les règles de notre jeu/activité en développement et la forme qu’il prendra. Nous avions aussi reçu un mail avec de nombreuses questions et points à éclaircir de notre référent pédagogique, un professeur d’art plastique qui nous accompagne sur le projet.

Tout d’abord nous avons abordé le sujet des cartes, de leur contenu. Nous avons eu l’idée de mettre chaque carte caractère en plusieurs exemplaires pour rajouter de la difficulté au jeu. Plusieurs joueurs ou groupes de joueurs peuvent tenter de reconstituer le même individu en même temps. Des jokers, des cartes « piégées » (c’est-à-dire blanche) ou des cartes « actions » (qui permettraient par exemple de « voler » une ou plusieurs cartes au hasard à un autre joueur) sont des idées qui ont été retenues. Ces cartes permettraient d’ajouter de l’amusement au jeu et peuvent rester optionnelles à la manière de variante du jeu.
Au fil de la discussion, notre tuteur a proposé une alternative aux cartes caractères : les cartes d’une même espèce pourraient être des morceaux d’un puzzle en quatre parties. Et à la place d’une famille avec un unique représentant, une famille (la famille Crustacé par exemple) possèderait plusieurs représentants (par exemple plusieurs crabes). Le but du jeu reste toujours de rassembler les pièces correspondant à un individu.
La nouveauté par rapport à la dernière fois est l’utilisation d’un poster dessiné à afficher. Les joueurs après avoir à rassembler les morceaux d’un individu grâce aux informations présentes sur la fiche correspondant à l’individu. Cette idée permet de faire efficacement le lien avec les expéditions scientifiques et le terrain… Mais par conséquent, l’utilité des fiches à remplir est à remettre en question. Elles pourraient être utilisées dans une autre variante du jeu…
Par la suite nous avons réglé quelques petits détails comme le nombre de joueurs, la durée de jeu, l’arbitrage, les récompenses,… Nous avons également évoqué la possibilité de fournir sous forme de listes un contexte à l’activité : une liste de points à évoquer en introduction et en conclusion.

La semaine prochaine nous rencontrerons des taxonomistes c’est-à-dire des spécialistes de la classification des êtres vivants, afin de choisir les espèces que nous utiliseront dans notre jeu et de collecter des informations à leur sujet à mettre ensuite dans les fiches. Nous pourrons ensuite commencer à construire nos cartes, écrire nos fiches et à faire un autre pas en avant dans notre projet.

mercredi 11 mars 2015

Première visite du laboratoire et lancement de notre projet !

Dans le cadre de lenseignement de médiation scientifique, nous avons comme projet de créer du contenu pédagogique en lien avec une expédition scientifique et les recherches en laboratoire qui y font suite. Je publierai chaque semaine un article sur lavancement de notre projet.

Nous avons été reçus par Nicolas Puillandre. Son laboratoire, SSM travaille sur la délimitation des espèces et leurs liens phylogénétiques. Leur travail se situe entre l’étude des individus et des espèces. Il est notre tuteur scientifique sur ce projet. Nous avons dabord discuté de la forme que prendrait notre contenu pédagogique. Nous sommes partis sur la création dune animation, car ça nous semblait très ludique et intéressant, mais nous n’étions pas sûrs du sujet que nous allions aborder. De prime abord, nous pensions nous destiner à un public de Premières ou de Terminales pour laspect génétique du travail du laboratoire, mais les notions abordées dans les programmes ne correspondaient pas aux travaux du laboratoire qui est laspect délimitation despèces. De là, nous nous sommes orientés vers ce thème. Nous avions deux axes possibles, un aspect génétique et un aspect morphologique. Après réflexion, laxe morphologique nous a paru plus convainquant, notamment pour l’étude dindividu représentatif dune espèce avec des photos prises pendant des expéditions. Une activité manuelle sous la forme dun jeu à la manière du jeu des 7 familles à été retenu.

Le but du jeu serait de rassembler les cartes  sur lesquelles figurent des zooms de caractères discriminants dun individu (un crustacé, un mollusque,...). Les individus seraient despèces différentes mais de morphologie très proche pour apporter du challenge au jeu. Sur un plateau seraient représentés tous ces individus avec des parties occultées qui correspondent aux zooms de ces caractères discriminants. Une fois quun joueur pense avoir rassemblé toutes les cartes, il le dit et les montre aux autres joueurs. Sil a rassemblé les bonnes cartes, il va devoir remplir correctement la fiche de lindividu qui sera un texte à trous. Ça permettra damener le joueur à lire la fiche et à lui apprendre des choses. Dans le cas où le joueur répond mal, un malus de jeu lui sera incombé.  Pendant ce temps les autres joueurs continuent à jouer et tentent de compléter d'autres ''famille d'individus". Ce jeu est en lien avec les activités d'observation semblables à celles qu'effectuent les chercheurs dans le laboratoire sur l'axe de la classification d'espèces. Les règles du jeu et les détails sont à peaufiner mais cest lidée directrice de notre contenu pédagogique. L'utilisation d'une clé de détermination est encore à débattre. Il s'adresse à un niveau d'élève de 6ème.

Photo d'un des crustacés que nous utilisons dans notre jeu
Après avoir débattu de notre projet de contenu pédagogique, Nicolas Puillandre nous a fait visiter son laboratoire et notamment les installations techniques pour le traitement de l'ADN des prélèvements (morceaux de tissus) fait sur le terrain : robots d'extraction, thermocycleur pour le PCR (processus de réplication du partie spécifique de l'ADN) à différentes températures pour avoir un grand nombre de copies d'une séquence précise d'ADN (autrement appeler amplification), de séquençage. Le laboratoire est constitué de plusieurs équipes spécialisées (crustacé et mollusque, vers parasites,...) avec une approche morphologique et une approche par le séquençage de l'ADN. 

Photo d'un des laboratoires
Notre projet est bien lancé, même sil reste de nombreux points à fixer.