mardi 7 avril 2015

Rencontre avec les taxonomistes

Nous avons finalement réussi à rencontrer deux autres taxonomistes, Laure Corbari, spécialiste des crustacés et Agnès Dettaï, spécialiste des poissons. Nous avons ensemble choisi les espèces que nous utilisons dan notre jeu. Elles ont répondus à l'ensemble des questions que nous avions sur les espèces choisi : leur habitat naturel, leur alimentation, l'expédition dont elle est issu,...

Ça nous a permis de nous lancer dans la réalisation plus concrète de notre projet, notamment pour les cartes et les fiches.

samedi 4 avril 2015

Grand pas en avant pour notre activité pédagogique !


Notre projet avance encore et toujours et se peaufine de plus en plus. Cette semaine nous devions comme je l'avais dit dans l'article précédent, rencontrer des taxonomistes pour qu'ils nous aident à choisir quelles espèces nous allons utiliser pour notre projet. Cependant les rendez-vous n'ont pas pu se faire. Nous avons donc vu notre tuteur scientifique pour continuer à discuter de notre projet.

Sur une suggestion de Nicolas Puillandre, nous avons décidé de diviser l'activité en plusieurs phases. La première est celle du jeu de cartes où les joueurs doivent reconstruire les espèces séparées en 4 parties à la manière d'un jeu des 7 familles.

La deuxième partie reprendrait l'idée de la fiche à remplir mais en la modifiant encore: l'enseignant distribuerait à chaque groupe une fiche d'une espèce complète (cela permet d'éviter que les groupes n'ayant pas reconstruit d'espèce ait quand même une fiche et que ceux qui en ont plusieurs n'en ai qu'une). Chaque groupe prend connaissance de la fiche puis désigne un membre pour présenter la fiche aux autres groupes qui doivent écouter et compléter une fiche à remplir sur l'individu. Les autres membres du groupe complètent également leur exemplaire de la fiche. C'est d'autant plus intéressant que au final chaque élève possédera un exemplaire d'une fiche de chaque espèce présentée. Chacun repartira donc avec ses fiches.
La dernière partie peut être le placement des espèces sur l'affiche en fonction des informations qui ont été énoncées pendant les présentations.

Nous avons aussi échangé à propos du poster. Pour l'oral de présentation de notre projet, nous réaliserons un modèle réduit, qui sera plus simple à réaliser et moins coûteux en temps.


 


Notre référent scientifique nous a ensuite présenté deux espèces de cônes (voir ci-contre) que nous utiliserons dans notre activité. Il nous a donné plein d'informations qui nous seront utiles pour la constitution de nos fiches. Nous en avons profité pour valider les questions que nous poserons aux taxonomistes quand nous les rencontrerons.







Cette séance a été très fructueuse et j'ai eu l'impression d'avoir beaucoup avancé dans notre projet !

mercredi 25 mars 2015

Deuxième rendez-vous avec notre tuteur scientifique et avancée de notre projet

Pour ce second rendez-vous, notre référent, mon groupe et moi avons approfondi plus en détail les règles de notre jeu/activité en développement et la forme qu’il prendra. Nous avions aussi reçu un mail avec de nombreuses questions et points à éclaircir de notre référent pédagogique, un professeur d’art plastique qui nous accompagne sur le projet.

Tout d’abord nous avons abordé le sujet des cartes, de leur contenu. Nous avons eu l’idée de mettre chaque carte caractère en plusieurs exemplaires pour rajouter de la difficulté au jeu. Plusieurs joueurs ou groupes de joueurs peuvent tenter de reconstituer le même individu en même temps. Des jokers, des cartes « piégées » (c’est-à-dire blanche) ou des cartes « actions » (qui permettraient par exemple de « voler » une ou plusieurs cartes au hasard à un autre joueur) sont des idées qui ont été retenues. Ces cartes permettraient d’ajouter de l’amusement au jeu et peuvent rester optionnelles à la manière de variante du jeu.
Au fil de la discussion, notre tuteur a proposé une alternative aux cartes caractères : les cartes d’une même espèce pourraient être des morceaux d’un puzzle en quatre parties. Et à la place d’une famille avec un unique représentant, une famille (la famille Crustacé par exemple) possèderait plusieurs représentants (par exemple plusieurs crabes). Le but du jeu reste toujours de rassembler les pièces correspondant à un individu.
La nouveauté par rapport à la dernière fois est l’utilisation d’un poster dessiné à afficher. Les joueurs après avoir à rassembler les morceaux d’un individu grâce aux informations présentes sur la fiche correspondant à l’individu. Cette idée permet de faire efficacement le lien avec les expéditions scientifiques et le terrain… Mais par conséquent, l’utilité des fiches à remplir est à remettre en question. Elles pourraient être utilisées dans une autre variante du jeu…
Par la suite nous avons réglé quelques petits détails comme le nombre de joueurs, la durée de jeu, l’arbitrage, les récompenses,… Nous avons également évoqué la possibilité de fournir sous forme de listes un contexte à l’activité : une liste de points à évoquer en introduction et en conclusion.

La semaine prochaine nous rencontrerons des taxonomistes c’est-à-dire des spécialistes de la classification des êtres vivants, afin de choisir les espèces que nous utiliseront dans notre jeu et de collecter des informations à leur sujet à mettre ensuite dans les fiches. Nous pourrons ensuite commencer à construire nos cartes, écrire nos fiches et à faire un autre pas en avant dans notre projet.

mercredi 11 mars 2015

Première visite du laboratoire et lancement de notre projet !

Dans le cadre de lenseignement de médiation scientifique, nous avons comme projet de créer du contenu pédagogique en lien avec une expédition scientifique et les recherches en laboratoire qui y font suite. Je publierai chaque semaine un article sur lavancement de notre projet.

Nous avons été reçus par Nicolas Puillandre. Son laboratoire, SSM travaille sur la délimitation des espèces et leurs liens phylogénétiques. Leur travail se situe entre l’étude des individus et des espèces. Il est notre tuteur scientifique sur ce projet. Nous avons dabord discuté de la forme que prendrait notre contenu pédagogique. Nous sommes partis sur la création dune animation, car ça nous semblait très ludique et intéressant, mais nous n’étions pas sûrs du sujet que nous allions aborder. De prime abord, nous pensions nous destiner à un public de Premières ou de Terminales pour laspect génétique du travail du laboratoire, mais les notions abordées dans les programmes ne correspondaient pas aux travaux du laboratoire qui est laspect délimitation despèces. De là, nous nous sommes orientés vers ce thème. Nous avions deux axes possibles, un aspect génétique et un aspect morphologique. Après réflexion, laxe morphologique nous a paru plus convainquant, notamment pour l’étude dindividu représentatif dune espèce avec des photos prises pendant des expéditions. Une activité manuelle sous la forme dun jeu à la manière du jeu des 7 familles à été retenu.

Le but du jeu serait de rassembler les cartes  sur lesquelles figurent des zooms de caractères discriminants dun individu (un crustacé, un mollusque,...). Les individus seraient despèces différentes mais de morphologie très proche pour apporter du challenge au jeu. Sur un plateau seraient représentés tous ces individus avec des parties occultées qui correspondent aux zooms de ces caractères discriminants. Une fois quun joueur pense avoir rassemblé toutes les cartes, il le dit et les montre aux autres joueurs. Sil a rassemblé les bonnes cartes, il va devoir remplir correctement la fiche de lindividu qui sera un texte à trous. Ça permettra damener le joueur à lire la fiche et à lui apprendre des choses. Dans le cas où le joueur répond mal, un malus de jeu lui sera incombé.  Pendant ce temps les autres joueurs continuent à jouer et tentent de compléter d'autres ''famille d'individus". Ce jeu est en lien avec les activités d'observation semblables à celles qu'effectuent les chercheurs dans le laboratoire sur l'axe de la classification d'espèces. Les règles du jeu et les détails sont à peaufiner mais cest lidée directrice de notre contenu pédagogique. L'utilisation d'une clé de détermination est encore à débattre. Il s'adresse à un niveau d'élève de 6ème.

Photo d'un des crustacés que nous utilisons dans notre jeu
Après avoir débattu de notre projet de contenu pédagogique, Nicolas Puillandre nous a fait visiter son laboratoire et notamment les installations techniques pour le traitement de l'ADN des prélèvements (morceaux de tissus) fait sur le terrain : robots d'extraction, thermocycleur pour le PCR (processus de réplication du partie spécifique de l'ADN) à différentes températures pour avoir un grand nombre de copies d'une séquence précise d'ADN (autrement appeler amplification), de séquençage. Le laboratoire est constitué de plusieurs équipes spécialisées (crustacé et mollusque, vers parasites,...) avec une approche morphologique et une approche par le séquençage de l'ADN. 

Photo d'un des laboratoires
Notre projet est bien lancé, même sil reste de nombreux points à fixer. 

lundi 16 février 2015

Chromosome explosif et guérison inattendue

C'est alors qu’elle emmenait ses filles effectuer un dépistage qu’une américaine de 59 ans a appris que les symptômes de la maladie dont elle souffrait depuis son enfance avaient disparu. Cette soudaine guérison est due à un réarrangement génétique d'un des chromosomes responsable de la maladie. Ce dernier s'est brisé lors de la réplication cellulaire de cellules souche du sang et s'est réorganisé sans le gène incriminé ! Ce phénomène est d'une probabilité astronomiquement faible, équivalente à celle d’un tirage gagnant au Loto (soit 1 chance sur 19 068 840) !

Diagnostiquée en 1964 du syndrome de WHIM (Warts Hypogammaglobulinemia Infections Myelokathexis), une maladie génétique immunitaire qui se caractérise par un taux faible de globule blanc dans le sang et un déficit d'anticorps et immunodéficiente, cette femme était très sensible aux infections minimes ainsi qu’au papillomavirus humain (qui entraîne notamment des verrues). Cette guérison va permettre aux chercheurs de développer de nouveaux traitements et donne espoirs aux malades.

Projet d'article défendu par Inès Merrouch, Marylou Lefebvre et moi même.